PME en crise : pourquoi
la banque d'affaires est la solution ?

Nous n’aurons de cesse de le lire dans les médias, les petites et moyennes entreprises sont les plus fragilisées par les crises économiques et sociales qui touchent notre pays ces derniers mois. Dans ces situations, vers qui se tourner lorsque l’on est dirigeant de TPE/PME pour trouver les solutions de sortie de crise, quel conseil est le plus approprié, par où commencer… ?

S’il est vrai que la terminologie de « banquier d’affaires » est peu éclairante pour beaucoup d’entre eux, il apparait pourtant que ce type de conseil soit le plus à même afin d’identifier et de mettre en œuvre les leviers adaptés à ces situations. Explications.

Certains secteurs comme le Retail, en ligne de front, sont désormais structurellement en danger par les avancées de la digitalisation et conjoncturellement fragilisés par les 19 semaines de mobilisation des gilets jaunes. Et ce, sans parler des économistes mondiaux qui tirent la sonnette d’alarme quant au ralentissement de l’économie mondiale qui aura un impact direct sur les entreprises de taille moyenne. Face à ce contexte, le banquier d’affaires est bien souvent la dernière personne à qui le dirigeant de PME ou les parties en présence pensent pour se sortir d’une situation complexe. Et pourtant, son recul ainsi que sa vision 360° de l’entreprise et de son secteur permet de comprendre l’origine des difficultés et de proposer des remèdes efficaces et pérennes alors même que le dirigeant de PME risque de s’enfermer dans une stratégie trop court-termiste.

Alors, comment expliquer que l’entrepreneur ait si peu le réflexe « banquier d’affaires » ?

Probablement par souci de compréhension étymologique dans un premier temps. Si le mot « banque » est présent dans le titre, le banquier d’affaires n’agit en réalité qu’en qualité d’intermédiaire. Il intervient sur toutes les opérations financières de l’entreprise : besoin de financement et sa structuration, cession ou adossement, investissement et prise de participations/acquisitions…

Dans un second temps, une des causes du « réflexe mal-acquis » du banquier d’affaires est la méconnaisse de son champ d’intervention : les entrepreneurs pensent trop souvent que ce type de service n’est réservé qu’aux grandes entreprises ou aux ETI. Si Rothschild, Lazard ou Messier Maris mettent en œuvre des solutions dédiées aux grands groupes, quelques acteurs comme Wingate ont construit des solutions de restructuration taillées sur-mesure pour les TPE/PME, et seulement pour elles !

Pour autant, la rémunération des banquiers d’affaires qui est majoritairement calculée sur la réussite de l’opération, devrait motiver les patrons de PME qui ne doivent pas s’empêcher de bénéficier de cette création de valeur.

Enfin, d’autres préjugés persistent quant à la santé financière des entreprises pouvant être accompagnées par une banque d’affaires : on pense aisément aux PME en forte croissance qui sont assistées dans le cadre d’une levée de fonds en capital développement ou d’un build up (croissance externe), mais jamais aux entreprises small et mid cap qui peuvent être épaulées par ce type de conseil. Pourtant, le savoir-faire des banques d’affaires dédiées au Restructuring et leurs réseaux constituent un atout majeur dans ces situations de crise.

Nos conseils en tant que banquiers d’affaires pour faire face au contexte actuel

Dans ce contexte de difficultés profondes, les solutions de sortie de crise doivent être envisagées sur le long terme à la fois pour restructurer la dette financière devenue mortifère en inadéquation avec les perspectives de rentabilité, mais également pour assurer la pérennité du business. Ces objectifs sont la raison d’être des banques d’affaires spécialisées dans le « distress M&A ».

C’est la singularité du conseil dispensé par la banque d’affaires qui a permis la mise en œuvre des dernières opérations de redressement d’entreprises importantes pour notre économie : par la conjugaison d’une maîtrise des process financiers (info mémorandum, teaser, NDA, process letter…), par la prise en compte du contexte des procédures judiciaires amiables ou collectives, par la maîtrise des négociations avec les principaux créanciers (banquiers, partenaires financiers…), mais surtout la gestion de la donnée temporelle propre à ces situations.

A fortiori, il y a un véritable facteur temporel à prendre en compte dans la gestion de ces situations de crise. Plus le dirigeant et ses conseils ont recours tôt à l’accompagnement d’une banque d’affaires, plus l’éventail des solutions sera large pour son entreprise :

  • La levée de fonds, New Money, pour financer la restructuration financière et industrielle auprès de fonds de private equity, de family office…
  • L’adossement industriel
  • Le financement en bridge adossé sur des actifs Recourir à une banque d’affaires spécialisée, telle que Wingate, a récemment permis à titre d’exemple, au Groupe Ludendo (La Grande Récré) de réduire son endettement de près de 150 M€. Ou encore au Groupe Moulin TP de s’adosser au Groupe Razel Bec Fayat pour assurer la pérennité de ses 300 emplois.

En conclusion, si ces opérations permettent à court terme d’éviter le pire, elles sont toujours conçues pour permettre l’après-crise : la perspective d’un nouveau développement. Recourir au banquier d’affaires c’est aussi rompre l’isolement et envisager le futur quand la ligne d’horizon semble invisible.