LE CROUPE CARCO-PROMODIS reprend le dernier fabricant de bérets 100% français

19 sept 2012 à 16h46 par - Webmaster
Le tribunal d'instance de Pau vient de confirmer, en appel son jugement du 29 mai dernier en faveur du repreneur Cargo Promodis à qui le groupe Béatex est cédé.
Une décision qui conforte le groupe repreneur, important client de Béatex, dans sa volonté de relancer et développer le béret, produit emblématique par excellence. En redressement judiciaire depuis le début de l'année, Béatex, dernier fabricant de bérets 100% français, était convoité par 4 repreneurs particulièrement motivés. La surface financière du groupe Cargo (200 M€ de CA) qui regroupe une quinzaine de sociétés dans les secteurs de la décoration, du petit équipement de la maison ou encore du bricolage, ajoutée au savoir-faire métier de Promodis, fournisseur d'articles militaires et paramilitaires parmi lesquels le fameux béret commando Le Centurion, ont permis à ce groupe du Sud Ouest de la France de faire la différence. Pour le groupe repreneur qui a conservé la majorité des effectifs de Béatex et prévoit d'investir 500 000 € immédiatement et 1,2 M€ au total sur 2 ans, l'heure est aujourd'hui au redémarrage de la fabrication et au redéploiement de j'entreprise créée en 1840 qui commencera par retrouver son nom originel, Laulhere France. « Il est urgent maintenant de remonter nos manches pour redémarrer la production malgré l'été, martèle Jean Philippe Frémont président de Promodis. Nous ferons tout pour relever cette belle société historique et brandir fièrement le dernier béret made in France.» Cargo-Promodis s'appuiera sur l'atout majeur d'une production 100% française pour relancer et développer la nouvelle entité sur ses 4 marchés : l'armée française, le paramilitaire, le béret traditionnel basque et le béret mode. Promodis, acteur sur ces marchés depuis 40 ans et premier client privé de Béatex depuis des années, est particulièrement bien placé pour en optimiser les débouchés commerciaux et en assurer la responsabilité opérationnelle. Quant au groupe Cargo, il apportera sa solidité financière, sa puissance commerciale, l'efficacité de ses outils de gestion et ses services mutualisés en matière de logistique, d'informatique, de marketing et de communication. "Je me réjouis avant tout que la procédure soit enfin terminée pour les salariés de Béa tex qui vivaient dans l'incertitude depuis trop longtemps, conclut Jean-Philippe Frémont. Je me réjouis aussi bien sûr que ce soit notre projet qui l'ait emporté car j'ai toujours eu la conviction que c'était le plus solide et le plus cohérent pour offrir la meilleure chance de pérennité à Béatex."